STATIONNEMENT URBAIN
Lors de chaque réunion publique concernant l’urbanisme, la révision du PLU ou encore un projet de construction, est posée la question du stationnement. On a l’impression que l’on veut augmenter le nombre d’habitants sans tenir compte de l’impact du stationnement sur le domaine public. Oui, les constructeurs ont des normes à respecter : une proportion entre le nombre de logements et les places de parking à prévoir en fonction de la taille des appartements. On peut toujours discuter de la position du curseur mais ce n’est pas mon propos. Ils ont également l’obligation de prévoir des places pour les personnes handicapées ce dont on ne peut que se féliciter. Ces obligations font partie du règlement du PLU et les constructeurs les respectent. Mais il y a une exception dans la loi, qui concerne les logements sociaux. Aucune place à prévoir. Il y a à cela une explication. Par définition, les moyens des occupants de ces logements sont faibles. La loi a donc obligé les bailleurs sociaux à dissocier la location du parking de celle du logement. Alors, on a vu des emplacements libres à l’intérieur des résidences et les voitures stationner dans les rues. L’obligation de créer des places de stationnements pour ces logements a donc disparu. Oui, mais pas les voitures car même si l’on est convaincu qu’il faut diminuer la place de la voiture, nombreux sont ceux qui ne peuvent s’en passer ne serait ce que pour aller travailler. Aussi, pour être cohérent dans l’aide aux personnes de revenus modestes, il me semblerait judicieux que les villes compensent sur le domaine public les places qui font défaut.